BROUILLE DIPLOMATIQUE ENTRE BAMAKO ET PARIS : Le gouvernement annonce « l’arrêt de toute coopération » avec la France dans la lutte contre le terrorisme et déclare cinq de ses diplomates personae non grata au Mali
« Anthony Claude PERES, Benoit Hervé PAYET, Richard Maxim KOSLAGA, Mme Annie FONTAINE épouse WANG CHIN PING, Honoré RANDRIANANTENAINA, sont tous des diplomates français. Ils disposent d’un délai de 72 heures pour quitter le Mali à compter de la notification, le 17 septembre 2025. L’annonce a été faite par le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale à l’ambassade de France au Mali. En plus, le chef de la diplomatie Malienne annonce « l’arrêt de toute coopération en matière de lutte contre le terrorisme ».
« Œil pour œil, dent pour dent » semblent être entre aujourd’hui les relations entre les autorités françaises et maliennes. En effet, quelques jours après l’expulsion de diplomates maliens par la France, les autorités maliennes ont à leur tour expulsé cinq diplomates français au Mali. Il s’agit de : Anthony Claude PERES; Benoit Hervé PAYET; Richard Maxim KOSLAGA; Mme Annie FONTAINE épouse WANG CHIN PING; Honoré RANDRIANANTENAINA. Ces derniers disposaient d’un délai de 72 heures, à compter de la notification, le 17 septembre 2025, pour restituer leur titre de séjour et quitter le territoire malien, selon une note verbale du ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Dans la même note, Bamako a notifié à l’ambassade de France « l’arrêt de toute coopération en matière de lutte contre le terrorisme ». Une décision lourde de conséquences, au regard des enjeux sécuritaires dans la région sahélienne.
Rappelons qu’ en effet, les autorités françaises avaient, quelques jours plus tôt, déclaré persona non grata deux agents maliens, en poste respectivement à l’ambassade et au consulat du Mali en France. Les intéressés avaient été verbalement notifiés lundi, puis officiellement reçus mercredi. En réaction, la France a déjà déclaré que les cinq (05) diplomates déclarés persona non grata n’étaient plus au Mali depuis longtemps.
Fabrice Abdoul
