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SYSTÈME INTÉGRÉ DE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES (SIGRH) : Le gouvernement reconnaît les dysfonctionnements

 Le gouvernement reconnaît qu’il y eu des dysfonctionnements lors de l’enrôlement des agents dans le Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH). Donc, pour près de 6 000 fonctionnaires disposant de récépissés mais injustement inscrits sur la liste des non enrôlés, leurs salaires du mois de septembre, initialement suspendus, seront alors régularisés. Aussi, un délai de grâce de trois mois est accordé aux autres pour leur permettre de se mettre en règle à compter du 27 septembre 2025. En somme, voilà ce  qui ressort d’une rencontre entre gouvernement et syndicats le 18 septembre 2025.

La tension semble baissée entre les syndicats et le gouvernement concernant la suspension des salaires de certains agents fonctionnaires. En effet, afin de préserver un climat social apaisé, le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, accompagné de son homologue de la Refondation chargé des relations avec les institutions, ont rencontré la semaine dernière les principales centrales syndicales du pays (UNTM, CSTM et CDTM). Au centre de la rencontre, les dysfonctionnements relevés dans la mise en œuvre du Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH). Ainsi, les représentants ont reconnu que sur les 122 000 agents déjà enrôlés, près de 6 000 fonctionnaires disposant de récépissés ont été injustement inscrits sur la liste des non enrôlés. De ce fait, leurs salaires du mois de septembre, initialement suspendus, seront donc régularisés. Par ailleurs, pour les 36 151 agents qui n’ont pas encore procédé à leur enrôlement le Président de la Transition a accordé un délai de grâce de trois mois pour leur permettre de se mettre en règle. À compter du 27 septembre, des équipes seront déployées dans toutes les régions afin de faciliter l’opération.

Concernant les 27 cas de doublon, parmi lesquels figure un syndicaliste influent, les intéressés disposent du même délai de trois mois pour clarifier leur situation. Le gouvernement a, enfin, sollicité l’accompagnement des syndicats afin de garantir l’achèvement du processus dans le délai imparti et de permettre à l’ensemble des travailleurs de bénéficier de leurs droits.

Un geste du gouvernement salué par les syndicats

La Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) exprime sa satisfaction quant à cette résolution gouvernementale et déclare qu’un mouvement de grève n’est désormais plus justifié. « Ce sont les gestionnaires des ressources humaines qui peuvent effectivement établir des listes, qui puissent établir la véracité de la présence ou non des agents au sein de leurs services ou entreprises », explique Hamadoun Amion Guindo, secrétaire général de la CSTM.  Et de renchérir : « Il est évident que quand on fait un travail ainsi, sans impliquer les agents responsables à ce niveau-là, il faut s’attendre à de telles erreurs ».

Pas de motifs d’aller en grève

Pour les représentants syndicaux, la suspension partielle de la mesure constitue une avancée significative. « Dès que je travaille et que mon employeur ignore que j’ai travaillé, il va jusqu’à me considérer comme fictif, il y a lieu d’arrêter en attendant qu’on clarifie la situation », estime le Secrétaire général de la CSTM. « Maintenant nous nous réjouissons ensemble que quelque part le gouvernement ait reconnu cela et ait suspendu la mesure en attendant qu’il y ait des recherches, sinon des corrections plus adaptées pour avoir une situation exacte des agents de l’État », ajoute le syndicaliste qui estime que « sur ce point précis de suspension du salaire, il n’y a pas de motifs d’aller en grève ».

Reste désormais à savoir si les vérifications annoncées permettront d’identifier avec précision les agents non enregistrés et de régulariser leur situation. Pour les syndicats, la vigilance reste de mise.

Rassemblés par Fabrice Abdoul

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