FILIÈRE POISSON : Plus de 120 000 tonnes produites en 2025
La Mali a produit plus de 120 000 tonnes de poisson en 2025. L’information a été donnée lors de la 4ème édition des Journées du Poisson du Mali célébrée le jeudi, 11 décembre 2025, au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, sous la présidence du Général de Division Abdoulaye Maïga, Premier ministre.
Ces Journées du Poisson offrent un espace d’échanges, de sensibilisation et de promotion pour tous les acteurs de la filière a été mis à profit par le Ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba pour saluer les efforts déployés par les autorités pour dynamiser le sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture.
Selon le ministre, elles s’inscrivent pleinement dans la vision stratégique « Mali Kura Nièta sira ka bèn san 2063 ma » et dans l’Axe 3 de la feuille de route assignée au Gouvernement. Il précise qu’avec un réseau hydrographique estimé à 4 500 km, de vastes zones d’eaux libres et de nombreux aménagements hydro-agricoles, le Mali dispose d’un potentiel unique en Afrique subsaharienne et dans l’espace AES. Youba Ba d’annoncer que la pêche et l’aquaculture peuvent jouer un rôle essentiel dans la résilience face aux changements climatiques, la sécurité alimentaire et l’amélioration des revenus des collectivités locales.
Toutefois, il annonce que malgré la baisse des captures enregistrée au cours des 30 dernières années, due notamment à la sécheresse, à la dégradation des écosystèmes aquatiques et au dragage des cours d’eau, le Sénégal a entrepris une stratégie ambitieuse pour la rationalisation des pêches et le développement de la pisciculture. Les efforts consentis ont porté leurs fruits, précise Youba Bah, 113 343 tonnes de captures enregistrées, dont 7 039 tonnes issues de la pisciculture, soit un total de 120 382 tonnes de poissons produits en 2025.
Le département a également mis en place 12 unités artisanales de fabrication de glace au marché central à poisson de Bamako, un don de 200 tonnes d’aliments poissons aux producteurs, offert par le Commissariat à la Sécurité Alimentaire.
Ces actions ont contribué à renforcer la sécurité alimentaire, à améliorer les revenus des populations rurales et à réduire l’exode rural. Le ministre Youba Ba a évoqué plusieurs priorités pour les années à venir : la valorisation des nombreux plans d’eau, l’intensification de la production halieutique, l’implication accrue du secteur privé, la promotion des bonnes pratiques de pêche durable, le renforcement de la recherche et de la formation. Cependant, le développement de la filière reste confronté à des contraintes majeures : faiblesse des capacités des acteurs, insuffisance de crédits pour les investisseurs, absence de politique foncière claire pour l’accès aux terres et aux plans d’eau, faiblesse de la recherche scientifique dans le domaine.
Fabrice Abdoul