Visite de courtoisie du Directeur général des douanes à la DGI : Un mariage de raison pour renflouer les caisses de l’État
Le Directeur Général des douanes Cheickna Amala Diallo a effectué une visite de courtoisie, hier, à la Direction Générale des Impôts. L’objectif est de sceller davantage la collaboration entre ces deux administrations fiscales afin de générer efficacement les ressources pour renflouer les caisses de l’État et faire face au développement du pays surtout en cette période de crise asymétrique.
Similitude entre les deux hommes, ils ont tous été nommés un mois de décembre : le 18 décembre 2024 pour Fall Dianka et le 03 décembre 2025 pour Diallo. Il s’agit de deux cadres de l’administration dévoués pour la cause nationale, patriotes, souverainistes et indépendantistes. Ils travaillent pour le service public et l’intérêt général.
Dans son intervention, le Directeur des douanes a indiqué que cette visite de courtoisie est un devoir de service et a logiquement salué son homologue des impôts pour l’accueil à lui réservé. » C’est un plaisir pour moi de découvrir votre service « , a expliqué Cheickna A. Diallo lequel plaide pour un achèvement rapide des travaux concernant les nouveaux locaux de l’institution fiscale qui sera encore un cadre plus convenable.
Plus de 4 mois après sa nomination, le premier Gabelou entend imprimer une vitesse de croisière aux douanes maliennes avant d’enchaîner sur les échéances à venir sur un rythme régulier.
En atterrissant chez Fall Dianka, la douane attend le soutien et l’accompagnement des impôts.
Le Directeur Cheickna a insisté sur la collaboration et la complémentarité, indispensables, pour booster la fiscalité malienne. Avec sa grande capacité d’écoute, il a enfin dit que les douanes maliennes sont réceptives à toutes les questions qui seront évoquées. Quelle résilience !
De son côté, l’enfant prodige des impôts Hamadou Fall Dianka a retenu l’attention de l’assistance, avant de débuter, avec une seule phrase empathique et symbolique : « Vous êtes chez vous ».
Dans son discours improvisé de bienvenue, il a élevé la voix pour dire que la collaboration est obligatoire. Il a affirmé qu’il faut un maximum de renseignements entre les deux géants de la fiscalité malienne. Il n’a pas caché son satisfecit quant à l’interconnexion entre les deux structures et surtout les récentes fenêtres ouvertes pour accéder au lever d’or. Il a ensuite poursuivi que la DGI restera à la disposition des douanes, que la collaboration ne fera pas défaut. Avant de conclure : » Merci pour cette marque de confiance pour relever les défis ».
Une collaboration porteuse
Le rapport entre les douanes et les impôts repose sur une complémentarité stratégique au sein des finances publiques d’un État. Bien qu’elles soient gérées par des administrations distinctes (Direction Générale des Douanes et Direction Générale des Impôts), elles partagent l’objectif commun de mobiliser les recettes nécessaires au budget national.
Dans la pratique, les Douanes perçoivent des droits et taxes spécifiquement sur les marchandises franchissant les frontières (importations et exportations). Leur champ d’action est limité à l’espace transfrontalier. Quant aux impôts, leurs compétences concernent la quasi-totalité des activités économiques internes (achats, revenus, propriété) lesquels s’appliquent sur le territoire national, indépendamment du mouvement des marchandises. Leurs collaborations permettent de maximiser les recettes publiques, notamment sur la collecte conjointe de la TVA. À l’importation, c’est la Douane qui collecte la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) pour le compte de l’État, tandis que les Impôts gèrent la TVA sur les transactions intérieures. La lutte contre la fraude fiscale nécessite que la Douane transmette aux Impôts les données sur le volume réel des importations d’un opérateur, afin d’éviter les sous-déclarations de bénéfices.
Au Mali, la Douane peut collecter un « précompte » sur les impôts dus par les importateurs lors du dédouanement. Voilà pourquoi leur complémentarité doit être de mise.
Rassemblés par Issiaka Sidibé
Source : Le Matinal
